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Envoyez vos textes poétiques .....

 

Lettre persanne à une amie résidente au bord de la mer du nord, loin, dans le royaume uni :


La banlieue parle
La police essaie de la faire taire
Sarkozy insulte et provoque
Les voitures brûlent
On couvre-feu

Julien Blaine

"Seule la violence aide là où la violence règne"

( fin de Sainte Jeanne des Abattoirs - Ces mots ont servi de second titre au film Non réconciliés des Straub)

 

Parisiennes, Parisiens,

C'est Bertrand Delanoé qui vous parle.

Je reviens à l'instant de l'intérieur de certaine rue (St Germain-des-près)
Et c'est extraordinaire comme les gens sont digne.

Je peux vous jurer que les riverains sont tous super gentils avec les personnes qui traversent leur quartier.
Les Echaffourées qui ont lieu ailleurs, ne sont pas ici suivies.
Du tout, du tout.

Alors ignorez-nous messieurs les Grand-frères, laissez-nous tranquille avec ces problèmes qui n'en sont plus, ici depuis 1871 !
S.B.

LCIFOXNEWSGLOP


Hé bien moi, j'ai vu trois oiseaux morts et une poule morte aujourd'hui.
Mais, vu que je suis à la campagne, je ne pense pas que ce soit l'oeuvre des jeunes de banlieue. Le jeune de banlieue ne tue pas les poules.
Ce sont les gitans, qui n'ont pas le rythme dans la peau, contrairement à ceux qui ne travaillent pas comme des fourmis contrairement aux jeunes de banlieue qui n'ont pas de travail parce qu'il n'y a pas de travail, de toute façon, ils auront bientôt du travail, le travail de ceux qui seront morts de la maladie de la vache folle des oiseaux qui se transmet à l'homme par l'homme qui a vu l'homme qu'on craint comme le loup blanc qui a plus de chance que l'ours cannelle, qui est morte alors qu'elle était innocente, ce doit être encore un coup de Myriam Badaoui, ça vous verrez, elle a déjà accusé Domnique Baudis, le maire de Toulouse qui avait eu du sang contaminé ur les mains des Hlm des la ville de Paris en bas desquels on brûle des voitures. & comment on va aller chercher notre Tamiflu maintenant, alors, si on peut pas sortir de chez nous le soir parce qu'il y a le couvre feu à cause des attentats du plan vigipirate...

Julien d'Abrigeon

Prends-tu ton imperméable ? Non, j'ai mal au ventre. Premiers couvre-feux instaurés dans les quartiers chauds. Veux-tu encore un gâteau ? Oui, il était très drôle. L'état
d'urgence mardi, en ébullition, le bâton et la carotte. As-tu aimé le feuilleton ? Oui, quand il dort. L'Etat sera ferme et juste, avec le sens des responsabilités. Aimes-tu garder
ton frère ? Non, il ne pleut pas. Couvre-feu mode d'emploi, à partir de ce soir à minuit.

Pierre Ménard

La banlieue du langage.
 
L’art vidéo, la poésie électronique, est la banlieue du langage, la zone de non-droit de la communication. Les images et les mots inventés par des artistes qui n’ont pas froid aux yeux, qui n’ont pas renoncé à exister malgré tout, malgré l’agressivité quotidienne des forces de l’ordre du langage, des marchands de mots, des tueurs de sens, sont des explosions de joie et de colère, des jubilations et des révoltes, des sourires et des grimaces, des chants et des hurlements en faveur d’un futur libéré.
Les censeurs du langage poétique, poélitique, opposeront des couvre-feux iniques pour sauver la propriété privée du dictionnaire. Les mots et les images doivent devenir nomades. Ils doivent se soulever et renverser les édifices du pouvoir et de l’humiliation. Nous ne sommes plus au temps de la contemplation du monde, de l’admiration de soi-même, les mots et les images n’en peuvent plus, elles dressent des barricades dans les rues bordées de luxueuses boutiques pour métamorphoser les néons en étoiles.
La poésie électronique est la langue des brindilles qui ne craint pas de s’affronter aux langues de bois du mensonge politique et médiatique. Elle est noire, arabe, homosexuelle, femme, chômeur, SDF, gréviste, manifestant, racaille…Elle est la parole mineure, minoritaire, amoureuse. Elle est le cri du plaisir de vivre, le pavé dans la gueule, la fleur et l’épine, le ruisseau et la tempête, l’adieu aux armes et aux larmes, le vent et la voile, la clameur sourde de tous ceux qui n’ont pas renoncé à porter des ailes.


Marc Mercier
www.instantsvideo.com

Tu dis la pluie ne s'arrête pas encore
Et je réapprends à te faire fort l'amour
C'est l'automne et les enfants dehors
Crient ont-ils vieilli eux une année passe
Jusqu'à ne plus entendre les oiseaux
Qui se chamaillent au loin les bouleaux
Et tout près je t'aime endormie en boule
Au bord de l'autoroute sortie 12 je vois
Que campent les romanichels du poème
Ou sont-ils de Van Gogh en noir et blanc
Au McDrive trop propre du rond-point
Suivant je tourne autour de la réciprocité
Et ne mange pas mon obole parce que
Les jours sont devenus sombres allume

Fermé la porte du commissariat a brûlé
Le pain est seulement chaud je sors et
La table est mise il est partagé émietté
Saucé même dans la soupe à petit feu
Du soir chaque soir les légumes verts
Du marché la police ne circule pas sans
Son mot à dire les gens l'ouvrent grande
Deux fois de suite la voiture dans la nuit
L'espace se privatise agora en désuétude
Les pauvres peuvent se servir des restes
Mais la démocratie est surveillée partout
Sur le pavé luisant sur les murs nettoyés
Des publicités scintillent à l'arrêt un tag
Seul l'argent circule au fond des poches


Une batterie coûte environ quatre ou
Cinq cents francs et un démarrage
Fait autant de pollution que cinq tags
Les crépis sont comme des peaux lisses
Les tatouages n'identifient rien brûlent
L'illisibilité de ce jour et la nudité va
Depuis l'éternité qui vit à l'air libre
Les arbres se dépouillent et habillé je
Me couche sous les draps pour te sentir
Toucher c'est comme guérir un peu
L'amour je ne sais plus comment mais je
T'appelle et tu parles à la nuit qui te
Couvre à mon geste qui te cherche avec
Les caresses qui refusent les habitudes

Trois premières pages de
Serge Ritman, A Jour, éditions L’amourier, Coaraze (06), 2000.

"poème-dado écrit dans les années 80-j'ai-plus-la-dâte"

Thierry Théolier < http://thth.free.fr + http://syndicatduhype.com >
né en 68 au Fort de Meulan dans les
Yvelines (près des" Miros" a.k.a. les Mureaux)
petit frère de Jean-Pierre Théolier
< http://casseurs2hype.free.fr/residence/ >

# une heure de silence - THTH

# "LE DEVOIR DE L'HYPERDEMAGOGIE DES PERES
ET DES GRANDS-FRèRES SYMBOLIQUES."
- THTH

Les hommes changent -comme si seuls
des hommes pouvaient faire des ministres
des finances… - le maître de musique
restant inamovible inscrire mon action
option sérénité et pragmatisme dans le cadre
un pied sur terre l’autre en dedans remu
dans le vase boire la nourriture la racine
ses rhizomes là
coupée c’est compter sur le ciel pour l’eau
dans le déplacement
des populations. démocratisation budgétaire.
choix de gestion à Bercy «pacte de stabilité»
accords des équilibres instables au plus loin
de mes yeux
l’horizon n’est qu’a cinq kilomètres
cousu
ce jeu en trompe l’il près de moi
presque est un mirage pas vu des faits
rien que des fées aux ailes décousues
recherche, la formation tout au long
la vue, a portée de vie presque touché
en fait courir manifeste incitation
aux délocalisations remise en cause de leurs garanties
stop à la directive scandent la dalle des uns fondateurs
c’est parler du sol de se nourrir aussi l’arbre secoue en poussant le sol
ici Mes premiers mots seront un grand merci au personnel de l’oeuvre des fondations,à la multitude de chargés de missions traivaillant d’arrache pieds aux culs sans oublier ceux sans qui rien ne s’articulerait…les membres du comité d’organisations résolutions qui avaient pour objet d’identifier, de caractériser ce que nous avons finalement appelé la poussée de la racine libérale et ce au terme d’un savant débat impliquant biologistes, économistes,geopolitiste, culturistes et rmistes .
Une mission commune
construire collectivement
des réponses,
illuminer des alternatives
afin
de mettre en oeuvre une logique progressiste oui progressiste oui
ou primeront transdisciplinarité, transversalité des transdisciplinarités
portée par un élan de franchise, d’investissement personnel et de salaires cohérents
qui laissera d’ailleurs des souvenirs inoubliables aux différents membres
je tiens d’ailleurs dès aujourd’hui à les remercier
par avance pour la qualité du travail effectué.
Et je tiens aussi à reprocher par avance à nouveau
A cette commission la commission
des amendements d’avoir fait trop long
pask on n‘y comprend plus rien à l’examen
des amendements C’est un véritable problème
plus rien savoir pourquoi
comment qu’on fait du coup
Problème auquel il nous faudra réfléchir collectivement afin d’élaborer
des propositions de changement de nos modes de fonctions.
la notion d’envergure solidaire sociale doit rester mère de questions
pour s’enraciner à jamais
en tant que membre pilier qu’il en soit de gré ou de force
se doit d’ interroger l’evironnement architectural du bâtiment amendements
l’amendement en tant qu’élément constitutif du tout , l’amendement en terme de cellule ,
bref l’amendement vivant dynamique en pleine fleur de l’age saisir
le je à quoi ton je et les autres ça sert a s’moment là
par défaut on en a tous sous toutes les coutures
sauf de slips maintenant y font des slips qui sont taillés dans une seule pièce de tissu
ça fait que tu le sens plus ça t’protège mais tu l’sens plus pask s’qu’on sens dans le slip c’est pas l’tissu c’est les coutures l’étiquette les trucs de fabrication quoi, les rajouts…
on agrandit on rajoute y voir l’utopie
pas y regarder serré dans n’importe quel sens le revers
pas pareil du pantalon
si tu rates y’ a l’découdfilvite mais là la suite
quel que soit l’externalisation et la privatisation des missions,
le resserrement des réseaux,
l’industrialisation des traitements de masse,
la transformation des règles de capacité à articuler dans une seule et même démarche
la critique des textes soumis au débat et la construction de réelles orientations
au terme de l’adoption des dites résolutions
le problème majeur restant
qu’on n’y comprend rien fil perdu et comme déjà la bobine on sait pu ou on l’a mis
réside dans la clarté d’un propos dont
en amont les recoupements fait par chacun s’y pencher.

Jihane El Meddeb

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De : "Standard SDH V4" <srmi@...>
Date : Lundi 14, Novembre 2005  11:15
Objet : Re : a mettre dans ta liste de ce soir (le problème de l'autorité)


comme dirait l'autre : "Pitié!" (...)

rappel2merde: Qui se faisait dévorer vivants par les fauves dans les arènes
sous Jules César et qui partait des siècles plus tard en croisade massacrer
les profanes sous des alibis faschistes ?

OUI je fais le troll comme certains dans "la demeure temporaire" (le web)

OK alors on keep cool / piss & loft brother(s)...

MAIS NON "SHOOT THE MOUK UP !"

Le SDH via son représentant ambivalent moi en l'occurence Grand-Frère
symbolique
hyperdémagogique de la caillera crevarde casseuse d'elle-même /

Immolation d'un avenir2merde à crédit (une bagnole pour aller bosser comme
un con...)

MISERE MATERIELLE < = > MISERE SPIRITUELLE
MEME RESULT.

Thierry Philippe Théolier né en 68 "d'une famille coupable de colonisation"
src = http://thth.free.fr/crevard/OPA/BEASTOFF.htm

(et "çà" c'est quoi ? "le retour karmique" ou les couilles
d'un webslammer2merde ?)

approuve la casse malgré les victimes innocentes (faudrait faire les comptes
depuis 25 ans en banlieu_ ) alors que "no one is innocent"
(un défenestré dans le 18ème...)

faudra bien kelkun qui approuve cette violence quitte à se griller chez les
grands-schizos de la con.science, les dandies en smoking solitude
ou les branleurs vieux-slips qui révisent l'art contemporain dans leur zone.
fais le ménage chez toi crevard avant de le faire chez les autres.

what un souci ? > "be my ennemy" src= http://thth.free.fr )

Le St. garde son calme tout en foutant des coups de blattes.

bon le débat-pas-2merde est sur
http://groups.yahoo.com/group/cantinedusyndicat

Bienvenue

Bienvenue dans un monde où le ciel toutes les nuits s’enflamme au son de rumeurs subtiles et la journée se grise des fumées de nos industries drapeaux en berne

Bienvenue dans un monde où l’amour des hommes se comptent à coup de licenciement et le sourire des femmes aux caisses de supermarché

Bienvenue dans un monde où l’enfance s’enfonce dans des cocktails de lexomile et de zoloft tandis que leurs parents calculent leur crédit revolving

Bienvenue dans un monde où les chiens de tout poil et les animaux de compagnie ont un droit plus étendu que les hommes qui sont sans propriétaires et sans niches

Bienvenue dans un monde où les chiens de tout poil et les animaux de compagnie ont un droit plus étendu que les hommes qui sont sans propriétaires et sans niches

Bienvenue dans un monde où le rêve est devenu jeu télévisé, et le réel la dernière blague pour chef d’entreprise Bienvenue dans un monde où les classes dirigeantes clonent leurs enfants selon leur propre image et imposent aux autres la même médiocrité que leurs parents

Bienvenue, oui bienvenue dans un monde où l’histoire tourne en boucle 24H/24 sur tous les écrans de la terre, alors que les drames personnelles s’accomplissent dans l’isoloir de notre humanité

Bienvenue dans un monde où les facettes du coup de dé se ressemblent toutes, alors qu’au plus profond résonnent les rancœurs exacerbées

Bienvenue dans un monde où le coup de poing dans la gueule est devenu le plus court chemin pour s’adresser aux autres

Bienvenue dans un monde où élever le peuple se fait à coup de promotions publicitaires et n’a donc d’autre finalité que d’éduquer à la consommation

Bienvenue dans un monde où les lois d’exception ont remplacé tous les principes démocratiques pour le plus grand bonheur de nos argentiers

Bienvenue, oui bienvenue mes amis, dans mon monde où le dernier avatar de l’humanisme s’est réalisé en principe d’exploitation


Bienvenue, oui bienvenue au grand jeu, que celui qui veut y participer, soit prêt à en crever !

 

Agence_KonflicK_SysTM

Mots croisés ......................................................................

comme le prévoit la loi / la disposition / l'amende / pour ceux qui
n'assument pas / comme le prévoit la loi / l'amende qui n'assument
pas leur autorité comme le prévoit / l'amende / qui n'assument pas
parentale / il faut instaurer cette pratique / rappelons la loi / la
disposition / l'amende pour ceux qui n'assument pas / la loi chargée
de faire respecter la loi / les dispositions / qui sont à appliquer
qui n'assument pas/ frapper au porte monnaie / responsabiliser / les
contraindre il y a les bons et les méchants / et les bons porte
monnaie / pour ceux qui n'assument pas / il ne faut pas cliver /
chut / mesdames et messieurs / chut / on n'était pas là quand vous
les avez fait / chut / y'a un soucis dans c'pays / chut / taisez-
vous / laissez-moi parler / on envoie un message aux parents /
laissez-moi parler / y'a un soucis dans c'pays / on envoie un message
la république est là / au parents / dans c'pays / y'a un soucis / et
je suis pas pour l'assistanat / vivez votre vie / dans c'pays / la
vie la vraie / chez certains jeunes / pour l'assistanat je suis pas /
pas tous / chez certains jeunes / pour l'assistanat / pas tous les
jeunes / taisez-vous / tous ne sont pas tous les jeunes / chut / faut
pas les prendre pour des idiots / taisez vous / chez certains
idiots / tous ne sont pas des taisez-vous / hystérie collective / on
va aller à la catastrophe / enfants de l'immigration / de la
catastrophe / de l'hystérie collective / y'a un soucis dans c'pays /
taisez-vous / il ne faut pas instrumentaliser / laissez-moi parler /
ils utilisent le discours de papa maman / chut / le discours de
papa / taisez-vous / le discours de maman / le discours de papa maman
devant la télé / chut / et ils vont nous succéder / le discours de la
télé / de papa maman / il faut rappeler qu'il y a des règles / on
rappelle papa maman / il y a des règles / devant la télé / avec papa
maman / et ils vont nous succéder / à tous les niveaux / il y a des
règles / du simple citoyen / au président / il y a des règles / il y
a aussi des parents / les parents du président / face à des
situations / y'a des parents qui souhaitent qu'on les aide / à tous
les niveaux de la discrimination / taisez-vous / laissez-moi parler /
chut / effort supplémentaire / faut mettre le paquet / chut / crise
sociale énorme / faut mettre le paquet / impossibilité de pouvoir
vivre / on déplie le matelas / on baisse les aides / c'est ça la
réalité / on déplie le matelas / c'est ça la réalité / il ne faut pas
abuser l'opinion / il y a des règles / la loi est là pour faire
respecter la loi / les amendes / les parents qui n'assument pas / on
déplie le matelas / c'est ça la réalité / la France offre des chances
exceptionnelles / la redevance télé / il faut mettre les pieds dans
l'plat / jouer au loto / faut mettre le paquet / personne ne nie les
réalités / la redevance télé / y'aura des sanctions / un
accompagnement personnalisé / jouer au loto / y'aura des sanctions /
pour chaque famille française / les pieds dans le plat / chut /
attendez / chut / aujourd'hui chaque famille française chut /
attendez / chaque famille à 5 inter chut taisez-vous / interlocuteurs
chut / des acteurs publics / des fonds privés / faire preuve
d'autorité / premier point / chut / deuxième point / taisez-vous / la
ghettoïsation / comme aux Etats-Unis / ok ! / vous avez des
enfants ? / ok ! /on va s'en occuper / comme aux Etats-Unis / si vous
faites preuve de mauvais volonté / on va s'occuper de vous / ok les
idées simplistes / moi je suis pas pour l'assistanat / ok les idées
simplistes / les repaires sont partis / ok maintien de l'état
d'urgence / vous avez des enfants ? / comme aux Etats-Unis ? / la
ghettoïsation / les repaires sont partis / comme aux Etats-Unis ? /
vous avez des enfants ? / rassurez-vous / maintien de l'état
d'urgence / chut / les Etats-Unis nous regardent / on va les obliger
à réfléchir / rapport de confrontation ethnique / attendez / on se
raconte des salades / le reportage sur place du taisez-vous /
francophobie / taisez-vous / un fond de commerce au vitriol / il n'y
a pas que l'administration américaine qui soit nulle / chut / on se
raconte des salades / l'ascenseur social dans les logements ne
fonctionne pas / on se raconte des salades / et je ne parle pas de
ceux qui mettent le feu / niveau de déliquescence / y'a un soucis
dans c'pays / desperado et nihiliste / on ne peut pas être dans une
situation de faux-fuyant / il ne s'agit pas d'être plus ou moins à
gauche / desperado et nihiliste / nous sommes à un niveau de
déliquescence / plus ou moins à gauche / desperado et nihiliste /
pour moi c'est pas un débat / plus ou moins un débat / un pacte de
non-agression / on a un arsenal juridique / 3 mois de mesures
exceptionnelles / plus ou moins nihiliste / il faut donner un signe /
au chevet des banlieues / avec les matelas bultex / dunlopillo /
regardez les messages ont été parfaitement clairs / avec dunlopillo /
et les matelas bultex / l'ascenseur social ne marche pas / ne marche
pas ! / excusez-moi / et je veux dire aux enfants / desperado et
nihiliste / des filles et des fils de la république / 3 mois de
couvre-feu / nous ne construirons rien de durable / 3 mois de couvre-
feu / nous ne construirons rien de durable / filles et fils de la
république / nous ne construirons rien de durable / de durable / nous
ne construirons rien / filles et fils / enfants des quartiers / de
durable / nous ne construirons rien / des quartiers / de la
république / filles et fils / 3 mois de couvre-feu / rien / nous ne
construirons rien / de couvre-feu / de durable /

Charles Pennequin

 

Nous sommes blancs, et nous pouvons traverser le passage pour pièton sans passeport,
blanc, peau blanche au passage du carrefour, sans effets au croisement du policier,
blanche, peau de blanc signe l'appartenance à la couleur qui passe,
et nous passons blanc devant le blanc le bleu le rouge,
blanc est celui qui de peau blanche n'effraie pas le passant,
le passant blanc reconnaît l'absence de singularité,
car blancs sont ceux qui se croisent sans tourments,
blancs sont ceux qui d'une blanche peau se reconnaissent et s'invitent
à passer ensemble le carrefour sans tourments,
blancs sont ceux qui se gaussent sous les feux de la rampe,
blancs sont ceux qui légifèrent sous couvert du droit,
blanc le droit est blanc
blanche est la tentation du blanc d'immaculé la loi, le pouvoir et la force,
et noirs sont les trous où nous cachons la honte d'être d'une aussi
pitoyable couleur.

Thierry Rat

Bleu rouge tournent par dessus nos têtes.
Reste le "blanc", pas inquiété.
Une page de publicité.
...................
Ils ont fait chargé la police.
Ils ont réveillé l'armée.
Ils ont fait parler les mots oubliés, l'hISTOIRE
celle d'une algérie française qui fait bander la mort.
Nationaliste. Raciste. Frontiste.
Couvre-feu, pour ne pas cessez le feu.
Pour qu'il ne glisse pas
des mains des forces de l'ordre,
le feu liquide du pouvoir.
Face à face.
Porter la main sur soi,
pour attirer le regard sur soi.
Pour comprendre le geste,
fallait regarder par-delà l'écran
Eteindre la télé,
sortir dans la cité.

Xavier Leton
http://www.confettiS.org/

C’est la guerre…


C’est la guerre répètent-ils
c’est la guerre

Mais laquelle

Celle qui égrène des bombes et pèle les pleurs
la sale la terrible qui affame et extermine
la bête qui fait aller en rangs d’oignons pour la victoire
armés bottés casqués mitraillés crottés pulvérisés
tous aux ordres d’officiers excités médaillant avec fureur
celle des manuels d’histoire massacres et camps de prisonniers
l’innommable qui réclame indûment les honneurs

Laquelle

Celle des communiqués économiques et objectifs de croissance
l’exténuante jamais éteinte pour du pognon
celle qui force à s’humilier se renier pour du boulot
la stupide qui bouffe les heures et fait marcher sur son voisin
en attaché case costume trois pièces dès le petit deux pièces
tous aux ordres d’officiants enchiffrés à ras bord se gargarisant
celle des grands discours et banlieues asphyxiées
qui raconte des histoires à dormir debout pour mourir assis
et touille une infâme soupe de mots pour contenir le ras-le-bol

Oui laquelle est-ce

Ou serait-ce celle entretenue contre les paradis artificiels
qui pourtant parfois émerveillent en endormant la source du désespoir
l’hypocrite menée par les pharmaciens prescrivant des paradis conventionnels
ceux qui trônent et prônent les contaminations rentables
ou bien encore celle qui ne sait parler que de préservation
que faire reluire le passé et dissuader de toute création
celle qui fait infuser la peur de l’esprit et de l’échange jusque dans le sang
la vicieuse qui mine déglingue et décime
ceux qui préfèrent le désir des corps au désir de mort cérébrale
celle qui profite aux hypnotiseurs de la morale
disant servir le monde pour s’en servir

Laquelle donc

Sinon celle vrillant le cœur du vivant
le cœur du pensant
une fois contre soi-même une fois contre l’autre
celle qui bat la mesure implacable
l’immémorial rappel de l’innommable
et qui dit que celui qui vit par la violence le sexe l’argent l’image
ou même les mots l’esprit ou le silence
celui-là mourra par la violence le sexe l’argent l’image
et même les mots l’esprit ou le silence
à moins que dire cela ne soit encore que la ruse d’une autre guerre
la guerre secrète déclarée à la joie par la jalousie du néant des origines

Alors laquelle

C’est la même répond le Temps
larvée ou déclarée
une fois dedans une fois dehors
faisant mouvement avec toutes ses divisions d’êtres divisés

C’est la même siffle la Mort
celle que vous infligeront mes laquais hautains
tant que vous écouterez la rumeur contrainte plutôt que vous-mêmes
la paix ne sera pas pour demain

c’est la même rit l’Inhumain
tant que vous n’aurez pas faim de mettre fin au chantage des moyens
ce sera l’affront
la même moyenne des fins se répétera
et toujours la guerre gagnera sur tous les fronts

Frank Laroze, extrait de Les Sourates libertaires, Sens & Tonka éditeurs, 2000

 

Cet extrait d'une vieille chanson (de 1871) toujours d'actualité :
La Canaille (Paroles d'Eugène POTTIER, Musique de J. DARCIER)


"Dans la vieille cité Française
Existe une race de fer
Dont l'âme comme une fournaise
A de son feu bronzé la chair.
Tous ses fils naissent sur la paille,
Pour palais ils n'ont qu'un taudis.
C'est la canaille, et bien j'en suis."

envoyé par Pierre Ménard

: une poubelle : ou : un peu plus loin : une voiture : leur objectif est atteint : est-ce que les émeutiers ne font pas ça pour la caméra : on assiste : une montée en puissance : une sorte de guérilla urbaine : on ne connaît personne : on se repère à la fumée : ils nous voient : on est l’objet de la haine : on est les plus proches : quelques secondes plus tard : ça va très vite : les caméras filment : quand vous re-visionnez : vous vous rendez compte : la scène était beaucoup plus violente : la réaction ne s’est pas faite attendre : cette image n’a pas fini de nous embarrasser:

Hector Gratk

Dedans c’est la fumée. Dehors c’est la fureur.
On embauche les flammes pour la destruction des édifices.
Mais on embauche la bêtise et la veulerie dans un immense et composite outil. Et travaille dur cet outil, dur et insolemment


Apostrophes provocantes,
Mise à feu
puis
renforts de CRS,
décret de couvre-feu
retour 50 ans arrière
souvenir exécrable ,
de la guerre d’Algérie
jugements expéditifs ,
expulsions immédiates


Mais dur pour qui le subit Et qui ne le subit pas aussi.
Jusqu’où tomberas-tu ?
Jusqu’où fléchiras-tu peuple méconnaissable ?


Massivement, les Français disent oui à la fermeté (73%)
Un sondage CSA indique que les Français, choqués par les violences, sont pour l'idée du couvre-feu

Sondage du Parisien Libéré 9 novembre 2005

Voici qu’est venue l’Epoque dure, plus dure que la dure condition de l’Homme
Elle est venue l’Epoque.
Je ferai de leurs maisons des lieux de décombre, dit une voix.
Je ferai de leurs vaisseaux qui voguent sur l’eau des pierres qui coulent rapidement.
Je ferai de leurs familles des hordes terrifiées.
Je ferai de leurs richesses ce que d’une fourrure font les mites, n’en laissant que le spectre, lequel tombe en poussière au moindre geste.

Je ferai de leur bonheur un sale éponge qu’il faut jeter, et leurs projets comprimés que le corps de la punaise persécuteront leurs jours et leurs nuits.

Je ferai planer la mort en vérité et en réalité et malheur à qui se trouvera sous les aigles.
Je culbuterai leurs dieux d’une monstrueuse culbute et dans ces débris éparpillés ils trouveront des dieux qu’ils ne savaient pas et dont la perte les fera encore souffrir davantage.


Gaëtan Viaris
- D’après Henri Michaux,"La marche dans le tunnel".

certains voient même des éclairs rue des belles histoires commencer par essayer de comprendre pas de prise de parole un emboîtage de silence et l'histoire qui enseigne qu'il n'y a pas de révolte sans espoir faire reculer la ségrégation territoriale une désocialisation dont il importe de prendre conscience en échec en rage autocentrés on demande de la singularité individuelle sur le marché du travail des valeurs antinomiques au ciment d'une parole collective des voitures brûler transformer les victimes en coupables rien ne permet d'imaginer un apaisement de la tension la formule des minorités visibles mène à la discrimination positive selon la couleur de la peau le problème initial est celui de l'impuissance des politiques face à l'économique on ne peut pas gouverner contre ses valeurs et il s'est mis au niveau de ses interlocuteurs les y'a qu'à ne suffiront pas il faut tirer les leçons de ce qui s'est passé

Pierre Ménard


Quartier sensible
Voilà qui signifie sans doute
Que les autres ne le sont pas
Et puisqu'ils ne le sont pas
Pas de risque qu’ils implosent.

Ne reste qu’à s’occuper des banlieues
Zones problématiques
Les sensibilités toutes concentrées là
Le monde continue de tourner ici.

Éprouve des sensations
Devient facilement douloureux
Ressent vivement certaines émotions
A la propriété de réagir à certains stimuli.

Est-ce le seul point restant
Non encore insensibilisé ?

Tandis qu'on le défait par force
Par violence non consentie
De sa sensibilité
Dur endurant concurrentiel sans état d’âme
Prêt à tout avaler sans mâcher
Le sensible exulte il explose il saccage.

Marre de n’être pas considéré.e
Marre de n’être qu’une statistique
Un pourcentage en bas de page
Marre de n'exister que par la lutte
Marre d’avoir toujours tout à prouver
Marre que rien ne soit donné
Quand certains reçoivent plus qu’à leur tour
Marre que tout soit à gagner
En se battant
En prenant toujours à quelqu’un.

Achète tel produit
Voilà de quoi trouver la valeur
Qui ne vient pas ailleurs
Sache t'en contenter
Entretiens le sentiment d’injustice.

Marre d’être montré du doigt pour ses in-capacités
Marre d’être sans cesse pris pour négatif
Marre de ne pas savoir quoi faire du temps qui passe.

Poulets sur lesquels on parie
Ergots bien affûtés
Becs aiguisés
Dressés les uns contre les autres
Et seul le plus violent l’emportera.

Bientôt la grippe aviaire menacera
Il faudra les piquer.

Liberté égalité fraternité
Plus rien qu'un slogan publicitaire
Celui d'une marque qui dissimule
Tous les vices de fabrication
Tous ceux qu'elle cache
Pour berner le plus grand nombre.

Hélène Duffau

http://heleneduffau.unblog.net

Cuhel
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